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Conservation du jus d'orange pressé : combien de temps ?

Combien de temps se garde un jus d'orange pressé maison ? Frigo, pressé la veille, congélation, vitamine C, amertume : les durées réelles, études à l'appui.
30 octobre 2026 par
Morgane Naturopathe
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Dimanche soir, vous pressez six oranges pour gagner du temps le lundi. Au réveil, le jus a pris un arrière-goût amer qu’il n’avait pas la veille, et vous vous demandez ce qu’il reste de sa vitamine C. Plus de 80 %, d’après les mesures.

En ligne, les durées annoncées vont de « buvez-le dans la demi-heure » à « une semaine au frigo », souvent reprises de vendeurs de machines. Nous avons relu les études qui ont suivi un jus d’orange jour après jour, de sa vitamine C jusqu’à ses levures. Elles disent combien de temps il se garde, comment le presser la veille et d’où vient l’amertume du lendemain.

Un jus d’orange pressé maison se garde 2 à 3 jours au réfrigérateur, sous 4 °C, dans une bouteille remplie à ras bord et fermée, et 2 heures à peine à température ambiante. Sa vitamine C résiste bien mieux qu’on ne le dit : plus de 80 % restent après 48 heures. L’amertume du lendemain, surtout avec les navels de début de saison, vient de la limonine.


Combien de temps se conserve un jus d’orange pressé ?

Un jus d’orange pressé maison se garde 2 à 3 jours au réfrigérateur, sous 4 °C, dans une bouteille pleine et fermée. Dans un frigo à 6-8 °C, comptez 1 à 2 jours, et une carafe entamée se boit dans la journée. À température ambiante, pas plus de 2 heures, une heure au-dessus de 32 °C (USDA).

Où est votre jus ? Combien de temps Ce qui lâche en premier
Frigo sous 4 °C, bouteille pleine et fermée 2 à 3 jours le goût, puis les levures
Frigo à 6-8 °C (le frigo moyen) 1 à 2 jours les microbes se multiplient
Carafe entamée ou verre ouvert dans la journée l’oxygène attaque la vitamine C
À température ambiante (20-25 °C) 2 heures, 1 heure par forte chaleur les microbes, et l’amertume arrive plus vite
Congélateur (-18 °C) plusieurs mois, sans durée établie par une étude la qualité ; les microbes sont en pause
Après décongélation, au frigo 24 heures les levures repartent

Votre frigo n’est probablement pas à 4 °C. L’ANSES a compilé 17 études et 10 enquêtes menées dans 16 pays européens : la température moyenne d’un réfrigérateur domestique y est de 6,4 °C (Bonanno et al., 2024). Ces deux ou trois degrés comptent : dans l’étude de Fellers (1988), des jus d’agrumes pressés, ni pasteurisés ni stabilisés, tenaient 10 à 16 jours à 4,4 °C, contre 5 à 8 jours à 7,8 °C, où les bactéries prenaient le dessus. Un thermomètre posé dans la zone la plus froide vous dira de quel côté vous êtes.

Pourquoi 2 à 3 jours, alors que Fellers mesurait jusqu’à deux semaines ? Ses jus étaient pressés en usine, sous une hygiène et un froid contrôlés ; un jus de cuisine part avec davantage de microbes et finit dans un frigo plus tiède. Aucune étude n’a suivi un jus maison dans un frigo ordinaire, d’où cette marge de prudence. Souza et ses collègues (2004) retenaient 48 heures pour un jus d’orange non pasteurisé, 72 heures quand les levures de départ étaient maîtrisées. Les durées des autres jus sont dans notre guide pour conserver un jus maison sans additif.

Vitamine C : faut-il vraiment le boire dans la demi-heure ?

Non. Le conseil circule partout, et aucune mesure ne le soutient. Dans un jus d’orange non pasteurisé gardé en bouteille fermée entre 4 et 12 °C, Souza et ses collègues (2004) retrouvaient 80 à 86 % de la vitamine C après 48 heures, et encore 72 à 74 % après 72 heures. Sur des jus pressés en usine et gardés sous 4,4 °C, Fellers (1988) en mesurait 91 à 93 % au bout de deux semaines.

Dans votre verre : 200 g de jus frais apportent en moyenne 100 mg de vitamine C (table CIQUAL de l’ANSES). Bien gardé, ce verre en contient encore 80 à 86 mg deux jours plus tard, soit au moins la valeur nutritionnelle de référence de 80 mg. Le règlement européen 432/2012 autorise deux allégations à ce sujet : « La vitamine C contribue au fonctionnement normal du système immunitaire » et « La vitamine C contribue à réduire la fatigue ».

Certains sites affirment même que la vitamine C « remonte » au troisième jour. Aucune étude par chromatographie (HPLC), la méthode de référence, ne l’a observé : toutes mesurent une baisse. Une hausse apparente peut venir des parties solides du jus, qui libèrent leur vitamine C (vu après pasteurisation par Gil-Izquierdo et al., 2002), ou d’un dosage qui compte aussi d’autres molécules.

La vitamine C s’use surtout au contact de l’air : l’acide ascorbique s’oxyde en acide déhydroascorbique (encore actif), puis en une molécule inactive. Un calcul simple donne l’échelle : l’air d’une bouteille d’un litre à moitié vide contient de quoi oxyder environ six fois toute la vitamine C du demi-litre restant. Remplie au goulot, la même bouteille ne garde qu’un centimètre d’air. Ce plafond théorique ne dit rien de la vitesse ; il explique pourquoi une carafe entamée perd sa vitamine C bien plus vite.

Sur deux ou trois jours, le contenant pèse peu : les mesures de Souza et de Fellers ont été faites en bouteille plastique, et un emballage étanche à l’oxygène n’a rien apporté à un jus non pasteurisé (Sadler et al., 1992). Comme la perte suit la perméabilité du récipient (Soares et Hotchkiss, 1999), le verre reste le meilleur choix, sans être une condition. La lumière joue un rôle secondaire.

Les caroténoïdes tiennent mieux. Le premier d’entre eux dans le jus d’orange est la bêta-cryptoxanthine, précurseur de la vitamine A, cinq fois plus abondante que le bêta-carotène (USDA). Dans des jus passés à la haute pression ou légèrement pasteurisés, les caroténoïdes perdaient moins de 11 % en 40 jours à 4 °C (Plaza et al., 2011).

📌
À retenir

l’air use la vitamine C bien plus que l’horloge. Remplissez la bouteille à ras bord, fermez-la et rangez-la dans la zone la plus froide du frigo.

Recette : presser ses oranges la veille, pas à pas

Oui, on peut presser ses oranges la veille, à condition de considérer le jus comme un produit frais dès la première minute.

Main pressant une demi-orange sur un presse-agrumes manuel, le jus coulant dans un bol en verre
Photo : Charlotte May / Pexels

Le jus d’orange de la veille

six gestes, dix minutes

Ingrédients

  • 1,7 à 2 kg d’oranges pour un litre de jus (ce que nous mesurons à l’atelier, selon les fruits)
  • Un presse-agrumes lavé et sec
  • Une bouteille propre avec son bouchon, en verre de préférence, à la taille du jus
  • Une casserole d’eau bouillante et une écumoire (facultatif)

Les gestes :

  1. Lavez-vous les mains, puis lavez les oranges sous l’eau courante en frottant la peau. Pour aller plus loin, plongez-les 30 secondes dans l’eau bouillante avec une écumoire, puis laissez-les refroidir sur un torchon propre avant de les couper. Dans une étude turque sur des oranges contaminées en laboratoire, 17,4 % des E. coli de la peau passaient dans le jus au pressage, et ce bain bref réduisait nettement la flore de surface (Bagci et Temiz, 2011).
  2. Pressez sans écraser la partie blanche, l’albédo, où loge le précurseur de l’amertume.
  3. Versez aussitôt dans la bouteille, jusqu’au goulot.
  4. Fermez, puis rangez dans la zone la plus froide, entre 0 et 4 °C : en haut ou en bas selon le modèle, et pas dans la porte, réservée aux jus du commerce entamés (ministère de l’Agriculture).
  5. Le matin, secouez la bouteille avant de servir.
  6. Buvez dans les 2 à 3 jours, et dans la journée une fois la bouteille entamée.

Pourquoi ça fonctionne ?
Le froid freine les levures. Remplie et bouchée, la bouteille ne laisse presque pas d’oxygène à la vitamine C. Le dépôt qui se forme au fond n’a rien d’inquiétant : il entraîne une partie de l’hespéridine, le flavonoïde de l’orange. À 4 °C, la moitié des flavanones dissoutes passe ainsi dans le dépôt (Gil-Izquierdo et al., 2001). En secouant, vous buvez aussi cette part-là.

Quand le boire ?
Quand vous voulez dans la matinée ; nous avons fait le point sur le meilleur moment pour boire un jus de fruit. Avec des navels de début de saison, pressez plutôt le matin même : la section suivante explique pourquoi.

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Pourquoi mon jus d’orange devient-il amer le lendemain ?

À cause de la limonine, et l’oxygène n’y est pour rien. Le fruit contient une molécule sans goût, la limonoate A-ring lactone, logée dans la partie blanche et les membranes (Maier et Beverly, 1968). Au pressage, elle passe dans le jus, où l’acidité la transforme en limonine, l’une des substances les plus amères des agrumes. D’où le nom d’amertume retardée : elle n’existe pas au moment du pressage.

Oranges coupées en deux à l'écorce encore verte, avec la couche blanche et les membranes visibles
Photo : Daniel Dan / Pexels

En laboratoire, des navels pressées le jour de leur cueillette, avec un presse-agrumes électrique de cuisine, donnaient un jus à 0,06 mg de limonine par litre. Gardé à 25 °C, ce jus en contenait 24 mg par litre au bout de dix jours. Avec des fruits stockés 9 jours après la récolte, le plafond tombait à 6,7 mg par litre, et à 1 mg par litre après 45 jours (Zhang et al., 2018). Le seuil de perception tourne autour de 6 mg par litre dans un jus d’orange (Guadagni et al., 1973). Au réfrigérateur, la réaction est sans doute plus lente, mais personne ne l’a mesurée à 4 °C. Plus l’orange a attendu après sa récolte, moins son jus devient amer.

  • Les oranges de début de saison sont les plus concernées, surtout les navels. Pour la Valencia, la limonine baisse au fil de la saison (Bai et al., 2016). En France, la saison démarre à la mi-octobre avec des fruits souvent déverdis, plus fragiles et plus acides (CTIFL).
  • La chaleur et l’acidité accélèrent la réaction, sans rendre le jus plus amer au final. Le filet de citron, souvent conseillé pour protéger la vitamine C, acidifie le jus : dans un jus de navel, il devrait faire venir l’amertume plus tôt. C’est une déduction tirée d’une acidification en laboratoire ; aucune étude n’a testé le citron lui-même.
  • Filtrer aussitôt ne sauve presque rien : le précurseur passe dans le jus dès les premières secondes du pressage (Zhang et al., 2018).
💡
Conseil pratique

une navel se reconnaît à son « nombril », à l’opposé de la queue, et à l’absence de pépins. En novembre et décembre, pressez-les le matin même. Pour savoir si vos oranges supportent la nuit, pressez un petit verre le soir et goûtez-le au réveil : s’il est amer, ce lot se presse le matin.

Congeler un jus d’orange pressé : ce que l’on sait

La congélation garde bien la vitamine C. Dans une étude menée à l’échelle industrielle, elle ne modifiait pas significativement la vitamine C totale du jus d’orange, mais réduisait nettement ses composés phénoliques (Gil-Izquierdo et al., 2002).

Le froid met en revanche les microbes en pause sans les tuer : après sept jours de congélation puis sept jours à 4 °C, levures et moisissures repartaient dans un jus d’orange (Atci et al., 2024). Un jus douteux avant congélation le reste après. Quant aux « 3 à 6 mois » qui circulent, aucune étude que nous ayons pu lire ne les fonde ; quelques mois restent raisonnables. Pour bien faire :

  • congelez un jus tout juste pressé, jamais un jus de trois jours ;
  • choisissez un récipient prévu pour le congélateur et laissez un peu de place : le liquide gonfle en gelant ;
  • les bacs à glaçons permettent de ne décongeler que la dose du jour ;
  • décongelez au réfrigérateur et buvez dans les 24 heures.

Jus d’orange tourné : les signes qui ne trompent pas

Bouteille en verre de jus d'orange fermée, remplie aux deux tiers, à côté d'un petit pot de jus et d'oranges coupées
Photo : DS stories / Pexels

Un jus d’orange qui pétille, sent l’alcool ou le beurre a tourné. Les levures dominent l’altération du jus d’orange non pasteurisé ; les espèces du genre Hanseniaspora représentent jusqu’à 73 % de celles qu’on y isole (Arias et al., 2002). Elles transforment les sucres en gaz carbonique et en alcool. Fiez-vous d’abord à la vue et à l’odeur :

  • le jus pétille ou mousse à l’ouverture ;
  • il sent le vin, l’alcool ou le vinaigre ;
  • il sent le beurre : cette odeur vient du diacétyl, produit par des bactéries lactiques, et trahit une contamination (Fellers, 1988 ; Pérez-Cacho et Rouseff, 2008) ;
  • si rien ne vous alerte et que le goût est piquant ou aigre, n’insistez pas.

Deux changements, en revanche, sont normaux. Le jus qui se sépare en un liquide clair et un dépôt : la pectine du fruit flocule, il suffit de secouer. Et une couleur qui fonce un peu avec les jours : sucres et vitamine C dégradée forment lentement des composés bruns, sans enzyme (Paravisini et Peterson, 2019).

Un jus aussi acide peut-il être dangereux ?

Oui. Croire qu’un jus acide ne peut pas rendre malade est l’idée reçue la plus risquée du sujet : l’acidité freine beaucoup de bactéries, sans les arrêter toutes. Plusieurs épidémies de salmonellose ont été liées à du jus d’orange non pasteurisé vendu au public : 62 malades en Floride en 1995 (Cook et al., 1998), 152 dans 23 États américains en 2005 (Jain et al., 2009), 33 aux Pays-Bas en 2008, la première liée à un jus frais en Europe de l’Ouest depuis 1922, avec une souche capable de se multiplier jusqu’à pH 3,4 (Noël et al., 2010).

Le froid ne désinfecte pas non plus. Parmi six jus de fruits contaminés en laboratoire, le jus d’orange était celui où E. coli O157:H7, Salmonella et Listeria survivaient le mieux : tous restaient présents en quantité après deux jours à 4 °C (Bainotti et al., 2025). Santé Canada le résume ainsi : « Ne vous fiez pas à la congélation et à la réfrigération; ils n’ont aucun effet sur la salubrité des jus non pasteurisés. » La même agence rappelle que « la plupart des jus non pasteurisés sont salubres ». Les microbes arrivent surtout par la peau du fruit et par le matériel : l’épidémie de Floride de 1995 venait d’un équipement mal désinfecté (Cook et al., 1998). D’où le lavage décrit plus haut.

⚠️
Attention

la FDA américaine déconseille les jus non pasteurisés aux enfants, aux femmes enceintes, aux personnes âgées et aux personnes dont l’immunité est affaiblie ; Santé Canada cite les jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes immunodéprimées. Pour ces publics, demandez conseil à votre médecin ou à votre sage-femme.

Au brunch, une carafe de jus d’orange pressé se jette après 2 heures hors du froid. Presser sur place ou se faire livrer ? Notre guide pour commander du jus frais pour son restaurant compare les deux.

Chez Joy Juice : pressé à Grasse, livré au frais

Nos jus à l’orange sont pressés à l’atelier de Grasse, à la commande, puis mis en bouteille pleine et fermée. Les oranges viennent d’Espagne ou d’Égypte selon les arrivages, achetées chez un grossiste des Alpes-Maritimes ; seul le citron de Menton de Brigitte et Alain vient du département. Notre transporteur livre dans le 06, au frais.

Une fois ouverte, notre bouteille se comporte comme la vôtre : buvez-la dans les 2 à 3 jours, sans jamais dépasser la date imprimée. Pour le Joy Club, nous livrons chaque semaine et conseillons de boire les jus dans les 3 jours qui suivent la livraison. Pour une petite dose, le shot de 60 ml évite la bouteille entamée.

FAQ : vos questions sur le jus d’orange pressé

Combien de temps peut-on conserver un jus d’orange pressé au frigo ?

Deux à trois jours, dans une bouteille remplie à ras bord, fermée, dans la zone la plus froide du réfrigérateur, sous 4 °C. Si votre frigo est plus tiède (la moyenne européenne est de 6,4 °C selon l’ANSES), comptez un à deux jours. Une carafe entamée se boit dans la journée.

Peut-on boire un jus d’orange pressé depuis 3 jours ?

Oui, s’il a été pressé avec des fruits lavés et un presse-agrumes propre, mis aussitôt en bouteille pleine et gardé sous 4 °C, et s’il ne pétille pas, ne sent ni l’alcool ni le beurre. C’est la limite haute pour un jus maison. Au moindre doute à la vue ou à l’odeur, jetez-le.

Le jus d’orange perd-il sa vitamine C après 30 minutes ?

Non. En bouteille fermée au froid, plus de 80 % de la vitamine C restent après 48 heures (Souza et al., 2004). L’air la fait chuter : un verre laissé ouvert, une carafe à moitié vide. Un verre de 200 g gardé deux jours couvre encore la valeur de référence de 80 mg.

Jus d’orange du commerce ouvert ou périmé : peut-on encore le boire ?

En bouteille fermée, la date fait foi. Une DLC (« à consommer jusqu’au ») dépassée rend le jus impropre à la consommation ; une DDM (« à consommer de préférence avant ») dépassée ne présente pas de danger, même si le jus a pu perdre du goût (ministère de l’Agriculture). Une fois ouvert, il perd environ 2 % de sa vitamine C par jour ; Johnston et Bowling conseillaient de le finir dans la semaine. Un pur jus pasteurisé reste une source de vitamine C : 37 mg pour 100 g, contre 50 pour un jus frais (CIQUAL).

Peut-on boire du jus d’orange pressé maison quand on est enceinte ?

Par prudence, la FDA américaine déconseille les jus non pasteurisés pendant la grossesse, en raison du risque de Salmonella ou d’E. coli. Nous n’avons trouvé aucune recommandation française spécifique au jus pressé maison. Parlez-en à votre médecin ou à votre sage-femme.

Est-ce bon de boire du jus d’orange pressé tous les jours ?

Santé publique France conseille de limiter les jus de fruits, quels qu’ils soient : pas plus d’un verre par jour, un demi-verre avant 11 ans, et un jus ne compte pas comme une portion de fruits. Un verre de 200 g apporte 16,8 g de sucres, ceux du fruit, et 0,4 g de fibres ; une orange entière (150 g de chair) apporte 4 g de fibres, dix fois plus (CIQUAL).

Combien d’oranges faut-il pour faire un litre de jus ?

À l’atelier, nous comptons 1,7 à 2 kg d’oranges pour un litre de jus, selon les fruits. Pour un verre de 200 ml, prévoyez donc 350 à 400 g d’oranges, soit deux ou trois fruits de taille moyenne.

Sources et références

DOI
Fellers (1988) - Shelf life and quality of freshly squeezed, unpasteurized, polyethylene-bottled citrus juice. Journal of Food Science.
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Souza et al. (2004) - Stability of unpasteurized and refrigerated orange juice. Brazilian Archives of Biology and Technology.
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Bonanno et al. (2024) - Which domestic refrigerator temperatures in Europe.
SOURCE
ANSES (2025) - La température des réfrigérateurs des Européens étudiée pour mieux protéger les consommateurs. Lien
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Sadler et al. (1992) - Microbial, enzymatic, and chemical changes during storage of fresh and processed orange juice. Journal of Food Science.
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Soares & Hotchkiss (1999) - Comparative effects of de-aeration and package permeability on ascorbic acid loss in refrigerated orange juice. Packaging Technology and Science.
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Plaza et al. (2011) - Carotenoid and flavanone content during refrigerated storage of orange juice processed by high-pressure, pulsed electric fields and low pasteurization. LWT.
USDA
USDA FoodData Central - Orange juice, raw (FDC 169098). Lien
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Johnston & Bowling (2002) - Stability of ascorbic acid in commercially available orange juices. Journal of the American Dietetic Association.
PMC
Zhang et al. (2018) - Effects of postharvest time, heat treatment, pH and filtration on the limonin content in Newhall navel orange juice. Molecules.
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Maier & Beverly (1968) - Limonin monolactone, the nonbitter precursor responsible for delayed bitterness in certain citrus juices. Journal of Food Science.
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Guadagni et al. (1973) - Effect of some citrus juice constituents on taste thresholds for limonin and naringin bitterness. Journal of the Science of Food and Agriculture.
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Bai et al. (2016) - Changes in volatile and non-volatile flavor chemicals of Valencia orange juice over the harvest seasons. Foods.
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Gil-Izquierdo et al. (2001) - In vitro availability of flavonoids and other phenolics in orange juice. Journal of Agricultural and Food Chemistry.
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Gil-Izquierdo et al. (2002) - Effect of processing techniques at industrial scale on orange juice antioxidant and beneficial health compounds. Journal of Agricultural and Food Chemistry.
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Atci et al. (2024) - Assessing the impact of isochoric freezing as a preservation method on the quality attributes of orange juice. Journal of Food Science.
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Bagci & Temiz (2011) - Microbiological quality of fresh-squeezed orange juice and efficacy of fruit surface decontamination methods. Journal of Food Protection.
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Arias et al. (2002) - Yeast species associated with orange juice: evaluation of different identification methods. Applied and Environmental Microbiology.
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Pérez-Cacho & Rouseff (2008) - Fresh squeezed orange juice odor: a review. Critical Reviews in Food Science and Nutrition.
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Paravisini & Peterson (2019) - Mechanisms non-enzymatic browning in orange juice during storage. Food Chemistry.
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Cook et al. (1998) - Outbreak of Salmonella serotype Hartford infections associated with unpasteurized orange juice. JAMA.
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Jain et al. (2009) - Multistate outbreak of Salmonella Typhimurium and Saintpaul infections associated with unpasteurized orange juice, United States, 2005. Clinical Infectious Diseases.
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Noël et al. (2010) - Consumption of fresh fruit juice: how a healthy food practice caused a national outbreak of Salmonella Panama gastroenteritis. Foodborne Pathogens and Disease.
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Bainotti et al. (2025) - Impact of intrinsic factors and storage temperature on E.
SOURCE
Santé Canada - Les jus de fruit non pasteurisés… Connaissez ce que vous buvez. Lien
SOURCE
FDA - What you need to know about juice safety. Lien
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USDA FSIS - Keep food out of the danger zone. Lien
SOURCE
Ministère de l’Agriculture - Des conseils pour bien ranger votre frigo. Lien
CIQUAL
ANSES (2025) - Table de composition nutritionnelle des aliments Ciqual 2025. CIQUAL.
EFSA
Commission européenne (2012) - Règlement (UE) n° 432/2012 établissant une liste des allégations de santé autorisées. Journal officiel de l’Union européenne.
SOURCE
Santé publique France (2024) - Réduire les boissons sucrées, dont les jus de fruits. Santé.fr.
SOURCE
CTIFL - Orange, fiche du guide RHD. Lien
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Avertissement santé

Les informations de cet article sont fournies à titre éducatif. Elles ne remplacent pas un avis médical. Les autorités sanitaires américaines (FDA) déconseillent les jus non pasteurisés aux jeunes enfants, aux femmes enceintes, aux personnes âgées et aux personnes immunodéprimées. En cas de doute sur la fraîcheur d’un jus, ne le consommez pas.

Dernière mise à jour : octobre 2026

Article rédigé par l'équipe Joy Juice, basé sur des sources scientifiques vérifiées.

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Cet article respecte notre charte éditoriale et les recommandations de l'EFSA en matière d'allégations de santé.

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